La prise en charge des victimes de terrorisme, sur le plan psychologique, est essentielle.
Elle se compose en 2 temps : la prise en charge à court terme et moyen ou long terme.

LA PRISE EN CHARGE À COURT TERME

Elle démarre le jour de l’événement et va se poursuivre dans les jours qui suivent : pour démarrer cette prise en charge, il faut contacter la Cellule d’Urgence Médicaux Psychologique (CUMP) déclenchée à l'initiative du SAMU en composant le 15 (numéro du SAMU) ou le 112 (numéro européen).
Les CUMP sont composées de spécialistes du soin psychique (psychiatres, psychologues,
infirmiers et sauveteur socio-psychologique de la Protection Civile et de la Croix rouge française) spécialement formés à ce type d'urgence, placés sous la coordination d'un psychiatre coordonnateur pour chaque département qui est nommé par le Préfet.

Le but est de prendre en charge les « blessés psychique, en état de stress dépassé, choqués, prostrés » lors des attentats.

La CUMP doit notamment repérer et traiter les personnes qui deviennent un danger pour elles-même, par exemple sous le coup de la panique.
La CUMP n'a pas vocation à assurer le suivi prolongé des personnes pour lesquelles cela est nécessaire. Celles-ci sont alors orientées vers des professionnels susceptibles de les prendre en charge.


 LA PRISE EN CHARGE À MOYEN OU À LONG TERME

Le suivi à moyen ou à long terme peut se faire auprès de différents secteurs.

  • Le secteur public, gratuit ou remboursé par la sécurité sociale, dont font partie les hôpitaux, les dispensaires, les Centres Médico-Psychologique (CMP) pour enfants et adultes, et les Centres Médico-Psycho-Pédagogique (CMPP), uniquement pour les mineurs et étudiants. Ils sont en général sectorisés, c’est à dire que vous devez, en principe, vous adresser au service dont dépend votre domicile. Renseignez-vous auprès de votre médecin traitant ou de votre mairie.

  • Le secteur privé où vous pouvez consulter un psychologue ou un médecin psychiatre de votre choix. Les consultations du médecin psychiatre sont en partie remboursées par la Sécurité Sociale grâce à l’attestation qui vous sera envoyée. Cette attestation permet une prise en charge totale ou partielle selon les modalités définies par la Sécurité Sociale. La prise en charge est de 2 ans pour les victimes, à partir de la date émise sur l’attestation et du premier acte médical enclenché par le patient (elle est valable 10 ans à partir de la date de l’acte terroriste). La prise en charge psychologique s’étend aux familles directes des victimes, qu’elles soient blessées, décédées ou victimes impliquées.

  • Le secteur associatif de l’aide aux victimes, représenté par le réseau INAVEM, présent dans toute la France, où vous pouvez consulter gratuitement des psychologues. Dans ces associations vous pouvez aussi être informé sur vos droits, être aidé et accompagné dans vos démarches de prise en charge. L’ensemble de ces services y sont gratuits.